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8 min de lecture

Fiche Google ou site internet : ce qu’il faut vraiment à un loueur saisonnier

Fiche d’établissement Google · Réservation en ligne · Loueurs saisonniers · Référencement local

« Ma fiche Google suffit-elle, ou faut-il un site ? » C’est la question à trancher en fin de saison, quand la suivante se prépare. Les suggestions de recherche de Google en gardent la trace : fin septembre 2026, on y trouvait « fiche google location jet ski » et « google my business location vélos ».

Ma réponse : gardez la fiche dans tous les cas, elle est gratuite et c’est elle qui vous place sur la carte. Mais entre « c’est libre à 15 h ? » et « c’est payé », tout se passe ailleurs : au téléphone, ou sur une page de réservation.

Une précision : je fais des sites pour loueurs et j’édite Rideloc, un logiciel de réservation. Quand je décris ce que fait un site relié à Rideloc, je décris ce que fait son code aujourd’hui.

Ce que la fiche Google fait mieux qu’un site

Quand quelqu’un cherche un loueur autour de lui, sur Google ou dans Maps, ce sont les fiches d’établissement Google, l’ancien Google My Business, qui s’affichent sur la carte : l’itinéraire jusqu’au ponton ou à la boutique, les horaires du jour, le bouton d’appel, les photos, les avis. Sans fiche, un site n’entre pas sur cette carte. Google présente cette fiche comme un moyen de gérer « sans frais » votre présence dans Maps et dans la recherche.

Il dit aussi comment il les classe : « Les résultats de recherche à proximité sont principalement basés sur la pertinence, la distance et la popularité. » La distance ne se travaille pas ; la pertinence, si, avec une fiche complète et la bonne catégorie. La popularité tient aussi au nombre de sites qui renvoient vers votre établissement et au nombre d’avis reçus. Et aucune meilleure place ne s’obtient « sur demande ou contre rémunération ».

Ce qu’elle ne sait pas faire

Une fiche décrit un établissement. Ce qui se passe entre la question du client et son paiement lui échappe. Cinq exemples.

Réserver et payer, à toute heure

La fiche accepte un lien pour « effectuer une réservation », mais elle ne tient pas votre planning : c’est la page au bout du lien qui vérifie la disponibilité et encaisse. Sans elle, le client appelle, et en août vous êtes au ponton. Sur seize sites de loueurs de jet-skis relevés le 29 septembre 2026, six seulement prenaient la réservation avec paiement en ligne.

Sur les sites que je fais pour les loueurs, ce rôle revient à Rideloc, sauf si vous gardez le module de votre logiciel actuel. Rideloc calcule la disponibilité en direct, par catégorie et par agence, et sa base de données interdit de réserver deux fois le même véhicule sur le même créneau. Le client paie sans créer de compte, à 22 h comme à midi.

Un prix pour une durée, une date et des options

Selon sa catégorie, une fiche peut lister des services avec un prix, mais ce prix ne se calcule pas : « Jet-ski, 1 h » affiche le même montant avec ou sans passager, un mardi de juin comme un samedi d’août. Les sites ne font pas toujours mieux : sur quatorze sites de loueurs de vélos relevés le même jour, cinq affichaient une grille complète par durée.

Sur un site relié à Rideloc, le prix se calcule d’après votre grille : paliers de durée par multiples de 30 minutes, prix de jour supplémentaire, saisons datées et week-end. Passager ou siège enfant, les suppléments que vous créez sont proposés juste avant le paiement, sans rien de coché d’avance.

La caution, annoncée avant le paiement

Le client veut connaître sa caution avant de payer, et les montants publiés pèsent : de 2 000 € à 5 000 € pour un jet-ski loué avec permis, de 900 € à 2 500 € pour un bateau loué sans skipper (relevés du 29 septembre 2026). Deux sites de jet-ski sur seize affichaient pourtant un montant de caution, et un site de vélos sur quatorze. Une fiche n’a pas de champ pour la caution, et elle ne la prend pas.

Sur un site relié à Rideloc, elle est fixée par catégorie et affichée à part, jamais ajoutée au total. Par défaut, c’est une empreinte bancaire prise avec la carte qui paie la location. Sur une location de sept jours au plus, dès que la caution atteint un seuil réglable (300 € par défaut), les fonds sont bloqués au comptoir, au départ. Méthodes et limites sur le blog de Rideloc : prendre une caution sans terminal de paiement.

Le contrat, signé avant d’arriver

En jet-ski, le contrat sert aussi sur l’eau : lors d’un contrôle, le pilote présente le contrat de location ou une lettre de prêt (mer.gouv.fr, page des véhicules nautiques à moteur). Une fiche ne fait rien signer. Avec Rideloc, le contrat est émis après le paiement et se signe au doigt sur la page de confirmation, ou par un lien reçu par e-mail ; le permis, lui, se contrôle au ponton. Rideloc publie aussi un générateur de contrat de location de jet-ski, en PDF.

Une page par formule, avec ses règles

Chaque formule a ses règles, que le client doit lire avant de payer :

  • Jet-ski. Sans moniteur, il faut le permis plaisance, option côtière en mer : tout jet-ski de location dépasse 4,5 kW, soit 6 CV (décret n° 2007-1167 du 2 août 2007, art. 2). Sans permis, il reste la randonnée encadrée par un moniteur diplômé, pour les plus de 16 ans, quatre machines au plus par moniteur (même décret, art. 10 ; arrêté du 1er avril 2008, art. 1).
  • Bateau à moteur. En mer, c’est la puissance qui décide : au-delà de 4,5 kW (6 CV), le permis est exigé, moteur électrique compris (même décret, art. 1 et 2).
  • Vélo. Pas de permis, vélo à assistance électrique compris, mais le casque est obligatoire pour les moins de 12 ans, qu’ils pédalent ou soient transportés (code de la route, art. R431-1-3).

Une fiche n’a qu’une description pour tout l’établissement. Sur un site, chaque formule peut avoir sa page, avec ses tarifs, sa caution et son point de départ, et c’est aussi ce que tapent vos clients : « randonnée jet ski », « location jet ski avec permis », « location bateau à la journée ». Ce découpage est détaillé sur la page jet-ski, et la même logique vaut côté bateaux, pour une flotte avec et sans permis.

Relier la fiche et le site

La fiche amène le client, le site conclut, à condition qu’ils disent la même chose et que la fiche mène au bon endroit.

  • Les mêmes informations partout. Nom, adresse, téléphone et horaires identiques sur la fiche, sur le site et dans le moteur de réservation. Avec Rideloc, les heures de départ proposées suivent les horaires de l’agence, basse saison et fermetures comprises : si la fiche dit 19 h et le moteur 18 h, le client le verra.
  • Une fiche par établissement. C’est la règle de Google : location et randonnée vendues au même ponton partagent une fiche, deux agences à deux adresses ont chacune la leur. Le lien de chaque fiche doit mener à son agence, pas à l’accueil du site.
  • Votre lien de réservation en tête. Google peut afficher de lui-même des liens fournis par des services tiers. Ajoutez celui de votre site et désignez-le comme « Lien de prédilection de l’établissement » : il passe en haut de vos liens. Avec Rideloc, il peut présélectionner l’agence.

Le calendrier avant la saison

Pour une saison qui ouvre en mai, voici l’ordre que je conseille. Avancez tout d’un mois si vous ouvrez à Pâques.

  • Après la dernière location : les photos et la fiche. Photographiez la flotte avant de tout rentrer : la lumière d’été ne se retrouve pas en février. Hors saison, Google permet de marquer l’établissement comme fermé temporairement et d’indiquer dans sa description qu’il n’ouvre qu’une partie de l’année. Laissez le site en ligne, avec la date de réouverture.
  • D’octobre à décembre : le site. Chez moi, un site payé une fois demande 7 jours pour une page unique, 12 à 15 jours pour un site vitrine ; le délai réel dépend surtout de vos textes, de vos photos et de vos tarifs.
  • En janvier : la mise en ligne. Comptez trois jours à quatre semaines pour qu’un site neuf entre dans l’index de Google, puis trois à six mois pour un classement stable sur une recherche locale peu disputée : des ordres de grandeur observés, pas des engagements, détaillés dans l’article sur les sites introuvables sur Google.
  • En février : le moteur. Grille de l’année, saisons datées, cautions par catégorie, horaires de basse saison, jours de fermeture. Le calendrier de Rideloc propose les départs des 60 jours à venir : le 1er mai se réserve dès le début de mars. Dès que votre premier jour d’ouverture y apparaît, faites vous-même une première réservation, du paiement au contrat signé.
  • À la réouverture : la fiche. Remettez vos horaires habituels, comme Google le demande, et passez jours fériés et fermetures ponctuelles en horaires exceptionnels. Ajoutez les photos de l’année et vérifiez le lien de réservation.

Ce qu’il vous faut, selon ce que vous louez

La fiche, toujours. La suite dépend de ce qui vous fait perdre des locations aujourd’hui.

  • Une seule formule, des clients qui vous trouvent sur la carte. La fiche et une page de réservation au bout de son lien peuvent suffire. C’est ce que fait Rideloc sans site, pour 39 € HT par mois et par agence au tarif fondateur, réservé à ses 100 premières entreprises clientes (59 € HT au tarif public), sans engagement.
  • Plusieurs formules, des règles à expliquer, des clients qui cherchent une activité plutôt que votre nom. C’est le travail d’un site : une page par formule et par point de départ, qui répond avant que le client appelle, avec la réservation dedans.

Chez moi, un site de loueur se paie de deux façons :

  • Le site complet : à partir de 89 € HT par mois, sans frais de création. Ce prix vaut pour une agence et un site de 6 pages au plus ; au-delà, il est fixé par devis écrit. Il comprend un site conçu pour vous, la réservation Rideloc à votre nom, le logiciel de gestion Rideloc, l’hébergement et 2 demandes de modification par mois. L’engagement de 12 mois démarre le jour où vous validez votre site, ou 15 jours après sa présentation si vous ne répondez pas : la facturation commence ce jour-là, sans mois offert, et la mensualité est due en saison comme hors saison. Le nom de domaine n’est pas compris, et le code du site reste le mien.
  • Le site payé une fois : 550 € TTC la page unique, 1 290 € TTC le site vitrine de six pages au plus, plus l’hébergement chez moi à 50 € TTC par mois. Son code vous appartient une fois le site payé. La réservation en ligne s’y ajoute : Rideloc, au tarif donné plus haut, ou le module de votre logiciel actuel, s’il en fournit un.

Rideloc ne prend aucune commission sur vos locations, seuls les frais de Stripe s’appliquent. Le détail est sur la page création de site internet pour loueurs, et le contrat du site complet à l’article 10 des conditions générales.

Questions fréquentes

Peut-on réserver directement depuis la fiche Google ?

Pas avec Rideloc : il ne transmet pas vos disponibilités à Google et ne fait pas partie des services tiers dont les liens s’affichent d’eux-mêmes sur une fiche. Le lien que vous ajoutez mène le client à votre page de réservation, qui fait le reste.

Peut-on ajouter « location jet-ski » et la ville au nom de la fiche ?

Non, sauf si c’est le vrai nom de votre entreprise : Google veut le nom tel qu’il figure sur votre devanture, votre site et vos documents, sans informations sur les services ni précisions géographiques. En jet-ski, l’arrêté du 1er avril 2008 interdit en plus les termes « location sans permis » et autorise la mention « initiation et randonnée sans permis avec moniteur diplômé » (art. 4).

Mon site ne sera pas prêt pour l’été : que faire en attendant ?

Soignez la fiche (horaires de saison, photos récentes, réponses aux avis) et reliez-la à une page de réservation pour encaisser en ligne dès la saison. Mettez le site en ligne dès qu’il est prêt, même en août : il sert tout de suite aux clients venus de la fiche, seul son classement sur Google demande des mois.

Un site de loueur qui prend les réservations, relié à votre fiche Google

Site complet : à partir de 89 € HT par mois, réservation et hébergement compris, engagement de 12 mois à compter du jour où vous validez votre site, ou 15 jours après sa présentation sans réponse de votre part. Ou un site payé une fois, dès 550 € TTC, hébergement et réservation en sus.

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